Que faire avec votre argent selon votre structure d’entreprise?

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Après les impôts : que faire avec votre argent selon votre structure d’entreprise?

La saison des impôts vient de passer. Pour certains, un remboursement s’en vient. Pour d’autres, un solde d’impôt corporatif a été réglé, ou des acomptes provisionnels approchent. Peu importe votre structure d’entreprise, le mois de mai est le moment idéal pour reprendre le dessus sur votre trésorerie plutôt que de simplement réagir aux chiffres.

Parce que la réalité d’un travailleur autonome et celle d’une PME incorporée sont fondamentalement différentes, on vous présente les deux.

Structure d’entreprise : travailleurs autonomes

Votre déclaration de revenus personnelle tient lieu de déclaration d’affaires. Vous pouvez effectivement recevoir un remboursement de l’ARC ou de Revenu Québec, notamment si vos acomptes provisionnels ont été surestimés ou si vous avez bénéficié de déductions importantes dans l’année.

Utilisez ce remboursement comme levier, pas comme revenu ordinaire.

Un remboursement d’impôt n’est pas un bonus inattendu : c’est un excédent d’impôt payé en cours d’année, retourné sans intérêt. Autrement dit, vous avez financé le gouvernement gratuitement pendant douze mois. Traiter cet argent avec rigueur, c’est déjà une décision d’affaires.

Voici trois priorités concrètes pour un travailleur autonome en mai :

  1. Éponger les dettes à taux élevé : Si vous portez un solde sur une carte de crédit d’affaires ou une marge personnelle, c’est là que chaque dollar fait le plus de travail. La méthode avalanche consiste à cibler en premier la dette dont le taux d’intérêt est le plus élevé, afin de réduire les intérêts payés à long terme.
  2. Alimenter votre REER. Cotiser à un REER réduit votre revenu imposable, ce qui peut modifier votre tranche d’imposition et abaisser votre taux effectif. Pour un travailleur autonome sans régime de retraite d’employeur, c’est souvent l’outil le plus efficace disponible.
  3. Anticiper vos prochains acomptes. Le prochain versement d’acomptes provisionnels tombe en juin. Mettre une partie de votre remboursement de côté maintenant évite une sortie de caisse en plein été. C’est une décision simple qui protège votre flux de trésorerie pour les mois suivants.

Si vous êtes dirigeant d’une PME incorporée

La mécanique est différente. Votre société paie son propre impôt corporatif, distinct de votre situation personnelle. Les déclarations T2 et CO-17 doivent être produites dans les six mois suivant la fin de l’exercice, mais le solde d’impôt est souvent exigible bien avant : dans les deux ou trois mois. D’où l’importance de planifier la trésorerie rigoureusement.

Si votre exercice se termine le 31 décembre, vous avez probablement réglé votre solde d’impôt corporatif en mars ou avril. Mai, c’est donc le moment de regarder ce qu’il reste dans la société, et de décider comment le déployer intelligemment.

Les questions à se poser

  1. Rémunération : salaire ou dividende? C’est une question qui revient chaque année, et la réponse dépend de votre situation fiscale personnelle, de vos besoins en liquidités et de la santé de votre société. Le salaire est déductible pour la société, ce qui réduit son revenu imposable, mais il entraîne des charges sociales. Le dividende, lui, n’est pas déductible, mais bénéficie d’un mécanisme de crédit d’impôt personnel qui limite la double imposition. Il n’y a pas de réponse universelle, seulement la bonne réponse pour votre profil.
  1. Réinvestir dans l’entreprise. Conserver des bénéfices au sein de la société permet de profiter du taux d’imposition corporatif réduit pour les réinvestir, ce qui favorise une croissance plus rapide et reporte l’impôt personnel à un moment plus opportun. Les PME admissibles au Québec bénéficient d’un taux combiné réduit d’environ 10,5 % sur leurs premiers 500 000 $ de revenus actifs, ce qui représente un avantage de trésorerie considérable bien utilisé.
  1. Vérifier l’accès à la déduction pour petites entreprises (DPE). Si votre masse salariale ou vos heures rémunérées ont évolué cette année, votre admissibilité au taux réduit pourrait changer. Le dépassement du seuil de 500 000 $ de revenus admissibles ou des critères d’heures travaillées peut modifier de façon significative votre taux d’imposition effectif et vos flux de trésorerie. C’est le genre de vérification que vaut la peine de faire avec nous avant la fin de l’exercice prochain.

Que vous soyez travailleur autonome ou à la tête d’une PME, le mois de mai a une valeur stratégique sous-estimée. La saison des impôts est derrière vous, les chiffres de l’année écoulée sont clairs, et vous avez encore sept mois pour agir sur votre situation avant de recommencer le cycle.

L’équipe de Clinique Finance accompagne les PME et les travailleurs autonomes dans ces décisions concrètes, selon leur structure d’entreprise :

  • tenue de livres à jour,
  • optimisation de la rémunération dirigeant,
  • préparation des acomptes,
  • consultation en gestion financière, pour travailler avec vos vrais chiffres.

Prenez rendez-vous avec notre équipe et entamez le reste de l’année avec une stratégie en main.